Jean Jude 约翰.旭德

Il existait autrefois dans une revue américaine dite familiale une rubrique intitulée « l’homme le plus extraordinaire que j’ai rencontré ».

Si ce mensuel n’avait pas été un magazine de vulgarisation, Jean Jude aurait pu être le sujet d’un des articles : passe encore de collectionner des pianos –même si c’est déjà assez original. Mais en avoir réuni près de 200, dont le plus ancien date de 1784, les restaurer et en avoir fait classer 5 monuments historiques par le ministère français de la Culture, témoigne d’une passion persévérante et probablement unique.

Excellent musicien, cela va de soi ; parfait connaisseur des mécaniques complexes de cet instrument, expert encyclopédique de tous les modèles de toutes les marques et de toutes les techniques de fabrication depuis la fin du XVIIIème siècle,   Jean Jude a constitué seul ce qui est à ce jour la plus grande collection de pianos en France, malgré des moyens financiers plus que limités.

Il réussira sans doute un jour son rêve : créer un Musée du Piano, musée vivant, cela va de soi, où l’on pourra comparer les sonorités particulières d’un Pleyel sur lequel jouait Chopin et les mérites d’un Erard, favori de Liszt.

Ses pianos classés n’ont été présentés qu’une fois, dans les salons d’apparat du Musée des Beaux Arts de Tours.

Exposer toute la collection aurait nécessité de remplir toutes les salles, réserves comprises,  de ce beau musée provincial.

Jean Jude est l’auteur d’un remarquable livre : « Pleyel 1757-1857 : la passion d’un siècle », véritable somme sur le sujet, documentée directement sur les archives de la célèbre maison. Il prépare un second ouvrage, dont le thème est : Pleyel et Chopin.

En avril 2013, il proposera une conférence près de Tours, au château de Beaumont la Ronce, dans la haute tour chantée par Pierre de Ronsard.

Connaissez-vous un musicologue distingué, collectionneur raffiné, excellent chanteur, parfait écrivain, conférencier spirituel, qui puisse seul, avec quelques sangles et un curieux chariot fabriqué de ses mains déménager un piano d’un premier étage sans ascenseur ?

Un libertaire qui tient sa liberté de sa passion ? Un ami délicat, aussi imprévisible
que sûr ?

J’ai la chance de connaître Jean Jude.

J. P. Veyssière

以前一本美国杂志里有一个专栏叫 « 我所碰到的最不寻常的人 »,  如果那不是一本俗气月刊的话, 那么约翰.旭德John Jude是可以成为任何一期的主角的.  仅因为是一个钢琴收藏者, 那已经够不一般的了, 但集合了近200架钢琴,  并作了大量修复工作,  其中最老的是1784年的, 还有5架被法国文化部列为文化遗产,  那是能证明他那坚韧不拔的, 也或是独一无二的激情的.

约翰.旭德是个优秀的演奏者, 更是钢琴这个复杂乐器机械装置的行家里手, 对从十八世纪末以来任何品牌的键盘的技术及制作,  他都了如指掌. 尽管受着财政运转的约束, 他还是建立了一个至今唯一的法国最大的钢琴收藏王国.不久的将来他的梦想一定会实现, 就是建一个钢琴博物馆, 一个自由的博物馆. 在那里, 我们能随手按几下肖邦弹过的 Pleyel 的琴键来感受一下它特别的音质,  或体验一次李斯特最爱的Erard 钢琴的优秀品质.

他的5架钢琴仅一次在图尔美术馆被展出,  如要展出全部收藏的话, 看来那要占据美术馆所有的展厅连带储藏室可能都还不够.约翰.旭德出了本经典的书籍, 名为 « Pleyel 1757 – 1857: 世纪的激情 »,  全方位展示了这个著名钢琴制造王国的极其丰富详尽的文献资料.  他的第二部著作在准备中, 主题为 « Pleyel和肖邦 ».

2013 年4月约翰.旭德将在著名的博蒙特.拉.龙斯城堡  Château de Beaumont la Ronce (龙萨Ronsard曾在爱情诗中歌颂过它的浪漫), 开讲座谈谈他的 « 宝贝孩子们 » – 他这样称呼他的钢琴.你认不认识一个高雅的音乐家,  一个细腻的收藏者,  一个优秀的歌手,  一个完美的作家, 一个诙谐的演讲人,  这个人能用自制的奇怪的小拖扳和一些帆布带独自一人把一架钢琴从二楼 (楼里没有电梯)搬下来,  一个任其激情化生自由的开明人, 一个体贴, 无法预料但又坚实可靠的朋友.我有幸认识这样一个人 ,  他就是约翰.旭德.

(Translated from the French by Sophie Buthaud)

There once was in an American family magazine a column entitled “The Most Amazing Person I’ve Ever Met”. Had it not been a popular science magazine, one of these articles could have been dedicated to Jean Jude. Collecting pianos may be original in itself, but bringing together more than 200, the oldest of all dating back to 1784, restoring them and having five of them registered as National Heritage by the French Ministry of Culture denotes dedication, passion and perseverance.

A wonderful musician as well as a connoisseur of the complex mechanisms of the instrument, with expertise and encyclopedic knowledge of all models, makes and manufacturing techniques since the late 18th century, Jean Jude has built up France’s largest collection of pianos to this date, in spite of extremely limited
financial means.

I feel sure that he will make his dream come true: creating a Piano Museum where visitors will have the opportunity to compare the tone of a Pleyel played on by Chopin and the qualities of an Erard prized by Liszt.

His five registered heritage pianos have only been exhibited once so far. They were displayed in the ceremonial rooms of Tours Musée des Beaux-Arts, a fine museum which would hardly have been large enough to contain the whole collection.

Jean Jude is the author of a remarkable book: Pleyel 1757-1857, La passion d’un siècle, a comprehensive survey of the topic based on a thorough study of the archives of the famous firm. At the moment he is writing a second book about Pleyel and Chopin.

In April 2013 he will give a talk in Beaumont-la-Ronce, near Tours, in the Castle tower eulogized by Pierre de Ronsard.

Do you happen to know a man with outstanding skills as a musicologist, a collector, a lecturer, a writer, a man who will ingeniously move a piano down a flight of stairs all by himself with a hand-made cart, a libertarian whose freedom emerges through his passion, a dedicated friend as unpredictable as he is reliable?

I have the privilege of knowing Jean Jude.

J.P. Veyssière

Cet ouvrage a été réalisé à l’occasion du bicentenaire de la Maison Pleyel.  Il retrace, dans une première partie, la vie de son fondateur Ignace Joseph et celle de son fils Camille, ami de Chopin.

Une seconde partie, rédigée grâce à la consultation des Archives de Pleyel  jusqu’alors inédites, décrit les divers modèles de pianos construits par cette entreprise de 1807 à 1857.

La vie de Chopin – de 1831 jusqu’à son décès – est relatée par le biais des pianos Pleyel mis à sa disposition.

De surprenantes révélations surgissent au cours des pages de ce livre consacré à la Passion d’un siècle.

Impr. 2008 –  illustré en couleur. – 346 p. ; 30 x 20 cm.

99 € TTC

p. 9 : Une naissance tragique
p. 11 : Vanhal
p. 13 : Papa Haydn
p.  17 : Le Voyage en Italie
p. 21 : Strasbourg, le plus riche évêché de France
p. 33 : Londres
p. 37 : L’ombre de la guillotine
p. 41 : Paris : à nous deux
p. 55 : Vienne et la lithographie
p. 59 : Pleyel : facteur de piano forte
p. 67 : Camille Pleyel : la fuite en Angleterre
p. 71 : Pleyel Pape, une légende ?
p. 77 : Qu’en est-il de Pleyel-Pape et du piano à queue ?
p. 85 : La transition
p. 91 : L’unicorde
p. 93 : L’influence anglaise
p. 97 : L’Exposition de 1827
p. 99 : Le salon de la rue Cadet
p. 105 : Pleyel et compagnie
p. 107 : Piano-lyre
p. 109 : Le Pianino
p. 111 : Le mariage de Camille et de Marie
p. 114 : L’adieu à Ignace Joseph
p. 117 : Frédéric Chopin – Camille Pleyel : les talents réunis
p. 121 : Le premier concert de Chopin à Paris
p. 122 : Les instruments du concert
p. 124 : Les musiciens du concert
p. 128 : Les critiques du concert
p. 131 : Chopin à Tours
p. 139 : La famille Saint Bris
p. 141 : Gabriel Pleyel
p. 145 : Du salon de Schlesinger à la Salle Rochechouart
p. 147 : L’Exposition de 1834
p. 151 : La vente des éditions
p. 155 : Le voyage en Angleterre
p. 159 : Le Baron de Trémont – Louis Philippe
p. 163 : George Sand – Valldemosa
p. 165 : Les pianos de Valldemosa
p. 173 : L’Exposition nationale de 1839
p. 176 : Les modèles de 1839
p. 181 : Nohant – Le Pleyel 7267
p. 183 : La Salle Rochechouart
p. 187 : Le premier grand concert de 7 octaves
p. 189 : Le décès de Gabrielle Pleyel
p. 191 : L’Exposition nationale
p. 193 : Concerts…
p. 195 : Camille à la campagne
p. 197 : Le dernier concert de Chopin à Paris
p. 203 : Chopin et ses mythes
p. 205 : Les archives Pleyel
p. 209 : Le 13 819
p. 210 : Lecture des registres
p. 214 : Que savons-nous des pianos dont Chopin disposait à Londres
p. 217 : La mort du Sylphe
p. 221 : 1849 à 1851 : de l’Exposition nationale de Paris à l’Exposition universelle de Londres
p. 223 : Auguste Wolff
p. 227 : L’Exposition universelle : l’ombre de Camille
p. 233 : Epilogue
p. 235 : Les Pianos Pleyel de Chopin dans ses diverses résidences
p. 239 : Hypothèse sur le 5167
p. 241 : Elèves de Chopin et personnalités ayant acquis un piano Pleyel de 1813 à 1857
p. 261 : Personnalités ayant acquis indifféremment les marques Pleyel et Erard
p. 265 : La disparition du piano de Jane Stirling
p. 269 : Pleyel versus Erard
p. 287 : Les premiers ouvriers
p. 289 : Les accordeurs de Chopin
p. 291 : Les chefs d’ateliers de la Maison Pleyel de 1833 à 1855
p. 292 : Les revendeurs Pleyel en France et à l’étranger des années 1830 à 1855

CAHIERS TECHNIQUES (p. 295-345) :

Les différents modèles de la production Pleyel. Les éléments techniques de construction et les éléments de décor.
Le piano carré, le pianino, les modèles particuliers, le piano vertical, le piano oblique, le piano à queue, les éléments techniques de construction.
Sommier prolongé, Brevet Dizi, les variations de barrage, les mécaniques, les fausses tables d’harmonies, les agrafes, Eléments de décoration, les moulures, les filets et les sculptures, les bronzes, les modillons sculptés, les fermoirs, les pieds et les consoles, les barres d’adresse.

Catalogue Pleyel Wolff & Cie Remerciements
Bibliographie
Crédits photographiques.
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