George Baylouni 乔治.柏罗尼


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Site Internet de George Baylouni –
http://george-baylouni.wixsite.com/baylouni

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George BAYLOUNI. Aleppo 1966.

乔治.柏罗尼, 叙利亚画家.
1966出生在阿勒颇。2014年被Arabian Business 评为阿拉伯世界百位最具影响力的人物之一。
现居法国图尓。

2016 : « Mémoire de Terre », exposition individuelle (23 septembre – 23 octobre).  La Galerie-Librairie Veyssière Sigma, Tours, France.

2016 : « L’Aurore », exposition collective. La Galerie Rousseau, Tours, France.

2013 :  “Soul reflections”, Affak Gallery, Beirut.

2010  :  ”Arrival”, Art House, Damascus

2008 :  Gallery Karma, Aleppo

2007 :  Art House, Damascus

2006 : “Aleppo the Capital of Islamic culture”, Dar Kalemat, Aleppo

2006 : Castle Festival, Homos

2006 : Gallery of the National Council for Culture and Art, Kuwait

1998- 2004 : Syrian Armenian Youth club “Autumn exhibitions”, Aleppo

2003 : Sarmad Gallery, Aleppo

2003 : “Memory of a city”. Sarmad Gallery, Aleppo

2000 : Alkhanji Gallery, Aleppo

1999 : City Theater, Beirut

1998 : Bilad Alsham Gallery, Aleppo

1997: Qawaf Gallery, Aleppo

1996- 1997- 2000- 2002- 2004  : Naseer Shoura, Damascus

1995 : Alkhanji Gallery, Aleppo

1993 : Arab Cultural Center, Alhasaka

1992 : “The Artist and the Heritage”. Teshreen Hall, Aleppo

1992 : Akkad Gallery, Aleppo
Spring exhibitions in Aleppo of the Ministry of culture.
Many group exhibitions official and public inside and outside the country.
He has got the first painter & second creative on the list of the most 100 Arab powerful as Arabian Business Site classification 2014.
Received a prestigious award established by the first Japan Center of Hiroshima 1996.
His works are bought by the Syrian Ministry of Culture and  private collections in Arab and foreign countries.

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 « MEMOIRE DE TERRE »

Sommes-nous devant un mur antique qui chante l’hymne d’une patrie, qui montre et qui cache, qui grouille et qui se dépouille, qui parle et qui se tait, qui écrit et qui efface, qui crie et qui murmure, qui s’exile et qui revient, qui blesse et qui panse, qui se disperse et qui se rassemble, qui hésite et qui tranche, qui choit et qui se relève …

Devant ce mur, nous nous balançons sur la dialectique de la vie et de la mort avec le pinceau et le torchon de George Baylouni, l’artiste syrien, entre Antioche et Alep, avec ses lettres et ses chiffres magiques, avec ses sortilèges prophétiques, ses créatures improbables et ses symboles qui remontent aux mythologies des temps passés, ne se souciant pas de l’impossible.

Ici, une amulette qui se transforme en un tableau d’éléments chimiques, dont les réactions ne sont connues que de l’enfant de cette terre. Celui qui en ignore les secrets s’imagine pouvoir les transformer en arme de guerre fratricide et en feu impossible à éteindre ; tandis que l’artiste travaille à en écrire les formules secrètes qui les transforme en vieil or dont la patine augmente la brillance.

Une histoire infinie, une opération créative à couches successives, une patine intemporelle tel le voile de Véronique sur le Chemin de la Croix. Tatouer, dessiner, oindre, étaler  et apposer les sceaux sans conclusion ….

Voilà Zénobie recouverte de sang pendant des siècles, mère et infante, son sang se verse dans les veines du spectateur et le féconde. Il ne la voile pas mais, au contraire, multiplie sa brillance. Car le manque ne l’efface nullement.

Zénobie est conduite, enchaînée, comme l’a été le Messih. Ils ignorent que l’effacement est commencement et que la faim est désir.

C’est ainsi que les tableaux de George Baylouni convoquent les cinq sens, voire en créent un sixième, le sens de l’interrogation. Ils invitent à lever le voile du sens de l’âme, laissant à l’observateur la peine d’y chercher le leur, et à lever le voile sur les trous de la perception, en voyageant à travers les siècles , à travers les cornes des crânes  de la vanité.

Maha HAMMAD
Psychiatre, psychanalyste. Paris. Août 2016 .

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« Il me dit que son livre s’appelait le livre de sable, parce que ni ce livre ni le sable n’ont de commencement  ni de fin » (Jose Luis Borges, Le Livre de Sable)

La terre ocre et calcinée de Mésopotamie recèle des secrets très anciens, que le temps a couvert lentement,  inexorablement,  d’oublis successifs. Sous la terre à feu et à sang est le tombeau silencieux de la mémoire des hommes.

A l’inverse de Pluton, le riche, qui, levant la tête, voit de son royaume souterrain le scintillement des pierres précieuses, Georges Baylouni baisse les yeux et aperçoit sous ses pieds, à travers cette terre brûlée, pour lui seul transparente comme l’eau d’une source,  les trésors enfouis,  les personnages hiératiques de religions successives, les écritures multiples, cunéiformes, araméennes, grecques, hébraïques, latines, arméniennes, arabes, les symboles complexes : vestiges multimillénaires, posés pêle-mêle, unis pacifiquement  par  l’épaisseur des temps.

Si l’on n’y prenait garde, le travail du peintre Georges Baylouni pourrait se comparer à celui de l’archéologue qui exhume patiemment, avec sa brosse et son pinceau, les vestiges de civilisations perdues, tessons, fragments, tablettes sumériennes, akkadiennes, parcelles de fresques ou de mosaïques, tentant de leur donner sens et d’établir la chronologie de 8000 ans d’histoire.

Or la vision du peintre n’est ni chronologique, ni diachronique : elle est synchronique. Quand il fait le portrait ensanglanté de la Reine Zénobie, c’est trois ans avant que Palmyre ne soit livrée aux iconoclastes ; le temps est une mesure incertaine, et bien insuffisante.

Georges Baylouni sait bien que la mémoire de  terre, comme le Livre de Sable de Borges, n’a ni commencement ni fin : son travail est autre. L’artiste est à la fois celui qui invente et celui qui enfouit, celui qui efface et celui qui découvre, celui qui écrit et celui qui recouvre. Celui qui chiffre et celui qui déchiffre. Il est celui qui voit. Celui qui crée, par ajouts, par suppressions. Sans relâche. Sereinement. Avec une technique parfaitement maîtrisée de la matière picturale, apprise à l’Ecole d’Alep la Blanche, l’une des plus vieilles villes du monde, fière de son art, riche de spiritualités multiples- aujourd’hui sous les bombes, demain renaissante.  Il est en personne Mémoire de Terre, et son oeuvre, palimpseste sans cesse renouvelé, n’a besoin pour s’accomplir ni de commencement  ni de fin.

Jean-Paul VEYSSIERE,
Libraire-expert CNES. Tours, août 2016.

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Les liens :

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Communes/Tours/n/Contenus/Articles/2016/09/28/Le-pinceau-de-l-Orient-eternel-2853493

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Communes/Saint-Cyr-sur-Loire/n/Contenus/Articles/2016/07/18/George-Baylouni-artiste-syrien-2786503

http://www.la-croix.com/Culture/Sorti-de-l-enfer-un-peintre-syrien-se-remet-a-creer-2016-04-22-1200755256

http://www.arabianbusiness.com/world-s-100-most-powerful-arabs-2014-543949.html?view=profile&itemid=544021#.V81PtfmLS71